QUAI DES BRUMES POUR LES CYCLOS QUE RIEN N'ARRÊTE

Dimanche 17 décembre 2017 - 9h00 à environ 11h00


VIDEO EN PREPARATION


COMPTE-RENDU DE CHRISTEL - GROUPE 3

Il se passe toujours quelque chose au SOH... la preuve encore aujourd'hui, dimanche 17 décembre, jour froid, mais pas que.... gelé aussi !

Toujours avant de sortir en vélo, un oeil sur les prévisions météorologiques. Le message de ce matin est encourageant "4°C, plutôt dégagé"... Alors c'est "plutôt bien" et c'est parti pour rouler en compagnie des amis cyclos. Sauf que c'était sans compter sur le brouillard qui allait s'inviter dès le départ, pas de visibilité à moins de 30 m, et des routes verglacées incompatibles avec des vélos de route !

 

Les sportifs sont des personnes qui se lèvent tôt mais le brouillard, lui, est un flemmard.... Se lever à midi, on n'a pas idée !!

 

Pourtant 6 cyclos (Abel, Philippe, Thierry, Jean-Pierre, ?, et moi-même) et 4 vététistes (Daniel, Steve, Alain et ?) au départ qui vont décider de partir, malgré les conseils avisés de Serge B, venu soutenir ses troupes, empêché de vélo pour quelques semaines, mais aujourd'hui venu nous traiter de "dingo" et en rajouter en nous racontant des histoires de chutes dans les mêmes conditions ! Ah oui, ça rassure !!

 

Comme tous les dimanches, quatre circuits proposés avec quatre distances (40, 57, 85 et 105 km), et les groupes vont ainsi se former par rapport aux critères kilométriques choisis. Mais aujourd'hui, c'est spécial, il n'y a que du groupe 1 et 2, et personne de mon groupe... Cependant, grands gentlemens qu'ils sont, ils m'acceptent volontiers avec eux... mais combien de temps vais-je les suivre ? Mais pourquoi personne de mon groupe ?? J'apprendrais à mon retour que mon coach, Serge P., voulait venir, était en route et en expert avisé, s'est vite aperçu que les conditions n'étaient pas "top", est allé voir un autre grand expert expérimenté du groupe, et ont décidé en choeur de ne pas sortir, Serge allant même jusqu'à rentrer à pied chez lui ! Et moi j'étais déjà au départ, prête à en découdre avec les éléments naturels !

 

Voilà comment se retrouver dans les deux groupes les plus forts un dimanche de froid, gel et brouillard ! pas génial ! 

 

Alors quand Thierry, qui, était parti disons-le à contrecoeur, préférant dans ces conditions courir que rouler, a dit au bout de 15 km "Moi, je tourne là, je rentre !". J'ai sauté sur l'opportunité pour lui demander de rentrer avec lui tandis que les 4 autres cyclos continuaient leur parcours, pour engranger des kilomètres !

 

Pour l'anecdote, Thierry, le "poisseux", a crevé au retour, mésaventure qu'il avait vécue il n'y a pas si longtemps ! 

 

Voilà comment faire une sortie de 36 km, histoire de salir le vélo, les vêtements, de tester le vélo sur les routes glissantes mais franchement, de déclipser la pédale à chaque rond-point ou virage de peur de glisser, ne me procure pas de plaisir et d'avoir à l'idée que la chute est possible à tout moment, est assez déplaisant !

 

Enfin, une dernière anecdote, toute personnelle, concernant mon 2ème coach, mon mari, le 1er étant Serge P. Quand je rentre à la maison, ses premiers mots sont "Ce n'est pas l'heure !!". Sous-entendu, tu rentres trop tôt. Et là il me sort "Tu as fait à peu près 35 km !"? Bingo, 36,270 km. Et ça fait 2-3 fois que maintenant il est capable de dire les kilomètres que j'ai parcourus par rapport à l'heure que je rentre... Pour perturber cela, il va falloir que j'augmente fortement mes moyennes et là ses comptes ne seront plus bons !! mais, bon, l'hiver, c'est difficile de progresser, me semble-t-il !

 

A bientôt sur les routes dans de meilleures conditions

 

 

Christel

Données GPS Christel


Compte-rendu de Jonathan parti à 10h00 malgré lui...

Pour faire suite au compte rendu de la sortie mouvementée des « dingos » du vélo et autre VTT au coeur d’un automne finissant qui annonce un bel hiver traditionnel avec sa neige, ses congères, son verglas en cas de pluie et bien d’autres belles chose, voici celle d’un autre dingo du VTT et du vélo de route.

 

Ce dimanche je ne pouvais me rendre au rendez-vous des cyclos devant les Bruyères gelées… et brumeuses, car je gardais avec ma compagne nos petits enfants. Et l’un des petits attendaient ce dimanche matin pour faire une partie de « Mario Kart » ou bien sûr je choisi toujours un deux roues et où ce petit bou de chou me bats allègrement… Donc à 7h00  (oui les petits cela se lève tôt pour jouer au Mario Kart) j’étais pas sur la selle de mon vélo mais devant l’écran vidéo à essayer de sauver l’honneur sur mon deux roues virtuel face à un as du jeu vidéo… de 8 ans ! Et je me suis fais battre sur le circuit « pk dic » qui est justement enneigé !!!! 

 

Le temps passe ensuite, nous attendons les parents qui viennent récupérer les petits aux alentours de 10h00 ! Sa y ait je suis libre et je pense à mes coéquipiers du groupe 3 et aux membres des autres groupes… ont-ils osés sortir par ce brouillard à couper au couteau? Car il n’est pas encore levé et à Houilles, on a du mal à distinguer dans notre avenue les maisons d’en face de l’avenue.

 

Alors je suis contrarié vais-je devoir rester coincer à la maison, d’autant plus que nous sommes attendus sur les coups de 13h00 pour un anniversaire, donc j’ai peu de temps, je dois me décider. Je n’en peux plus… je m’équipe pour le froid et je prends mon VTT rapide le futuriste mais très efficace « Y22 », je lui place un éclairage anti-brouillard avant et un feu anti-brouillard pour vélo arrière (oui cela existe lol). Et je m’élance prudemment en direction de la plaine de Montesson, la visibilité en haut de l’avenue et en arrivant sur le plateau est quasiment nulle, c’est vrai que c’est dangereux. La route elle est encore très brillante d’eau, elle n’est plus gelée mais reste glissante. Quand je freine pour m’arrêter aux feux, je « drift » sur quelques dizaines de centimètres et je me suis fais quelques frayeurs aux arrêts. 

 

Heureusement le grip asymétrique (dart à l’avant et smoke à l’arrière) des pneus panaracers est puissant, j’arrive quand même à ne pas goûter au bitume, mais cela reste téméraire.

 

Arrivé à Montesson je ne m’élance pas dans la plaine, car là, la visibilité est quasi nulle, on voit rien de rien et je me dis que même avec des feux de signalisations puissant, le risque est augmenté d’une éventuelle collision avec un véhicule automobile. 

 

Alors je renonce à rouler vers cet endroit et j’ai l’idée de faire avec la mort dans l’âme de l’urbain, alors je retourne sur mes roues et je vais en direction du Vésinet, là le brouillard est moins dense en bordure d’agglomérations et il y a  le fameux lac des Ibis où il est possible d’en faire le tour dans des conditions de sécurité optimisée. 

 

J’arrive vite sur les lieux et je fais plusieurs tours du lac pour ajouter au compteur et donc aux jambes, mais le temps tourne trop vite, je dois revenir à la maison pour partir pour l’anniversaire. Il est 11h00 le brouillard commence enfin à se lever, la route sèche un peu mais reste dangereuse car encore glissante pour des pneus de vélo de route ou de VTT. 

 

De mon côté j’aurai fait 20 petits kilomètres en circuit « fermé » pour ainsi dire… grâce à la piste à axe partagé qui fait le tour de ce lac en plein milieu urbain.

 

Je n’arrête pas de penser aux compagnon(ne)s de route de différents groupes de notre club, sont-ils sortis? Ont-ils pu aller loin. J’envoie des SMS à Serge P. Et Christel pour avoir des nouvelles. Et j’apprends qu’ils n’ont pu aller très loin mais quel courage d’affronter ces conditions minimalistes pour la sécurité en vélo avec ce brouillard.

 

A ce propos dans le règlement du SOH cyclo que j’ai retrouvé sur des carnets de route de 2008 il est bien spécifié qu’en cas de brouillard les sorties doivent être annulées. Si des cyclos décident de sortir c’est sous leur entière responsabilité, car d’un point de vue règlementation c’est tout simplement déconseillé très fortement. Le manque de visibilité sur la route étant l’un des plus grands dangers auquel le cycliste doit faire face en-dehors d’autres circonstances qui peuvent être tout aussi dangereuses.

Serge P a donc écouté la sagesse et a appliqué la réglementation des SOH cyclo VTT, j’apprends que nombre de cyclos ont du rebrousser chemin faute de visibilité suffisante, le vieux règlement dont j’ai pris connaissance ce jour est donc non une interdiction de rouler dans le brouillard, mais un conseil qui est fait pour protéger nos vies.

 

Souvenons-nous que le brouillard n’est pas l’ami du cyclo.

 

Vivement le retour de conditions climatiques plus favorables pour que l’on puisse rouler tous ensemble comme à la belle saison ! Cela commence à bien faire de « rouler de bric et de broc » chacun de son côté où en groupes restreints en raison d’une météo un peu rude.

 

Cela étant, nos amis  et cousins cyclos du Québec doivent bien rigoler s’ils lisent nos lignes, eux qui sortent par des températures de - 20 sur des routes enneigées… habillés comme des astronautes sur leurs montures VTT « neige ». A ce propos j’ai appris qu’il existait des pneus à clous pour vélos pour rouler sur la neige et le verglas … oups… vous imaginez un groupe de notre club rouler en pneus à clous; sourire…  Mais chez nous ce n’est pas le Québec mais l’Île de France.

 

Sportivement vôtre

 

Jonathan

 

 

 

 

 

 

Exemples de pneus cloutés pour rouler dans les pires conditions pour annuler les glissades sur routes à verglas ou très glissantes en hiver. Ces pneus sont utilisés au Québec et dans les régions extrêmes... En France il y a aussi des Vttistes qui roulent dans les régions à neige avec ce type de pneus. Au centre un pneu spécial "neige" dont l'empreinte est similaire à celle des pneus neiges automobiles. Mais à réserver aux plus expérimentés.