AVEC LES CAP HORNIERS DU SOH




LE COMPTE-RENDU DE PATRICIA

Nous étions 3 au départ, moi, mon "homme" et Daniel "la boulange". Tous les VTTistes absents à l'appel pour ce qui est du départ à 9 h !!!....

 

Dommage pour Christelle car mon homme voulait faire monter ses Dames au "septième ciel", à non, il voulait  seulement nous faire monter la côte de Chanteloup. (Et oui, ma "Vieille", tu n'as plu beaucoup de temps avant ton départ définitif pour le Loire et Cher pour te la faire cette côte des grimpeurs). Enfin en l'absence de Christelle, nous nous sommes contentés du petit circuit tranquille "la tournée du cheminot" qui nous conduit jusqu'à Pontoise. Au compteur de porte à porte : 49km700. Quelque gouttes de pluie au alentour de 10 h ; mais beaucoup de vent sur ce trajet.

 

Quand je l'ai dans le dos, je me sens pousser des ailes, mais ce n'a pas été le cas sur certaines portions du circuit, j'avais l'impression d'être en mode "marche arrière" !

 

Dans la station d'épuration, sur le chemin du retour, on a aperçu devant nous un VTTiste avec une caméra sur le haut du casque (ne serait-ce pas l'ami Jonathan ??..) Les 2 Daniels ont mis le turbo pour le rattraper (ce n'est pas possible, il doit avoir une assistance électrique sur sa machine notre Jonathan car ils ont eu bien du mal à le rattraper). Ouah !, il était temps de rentrer, le temps de m'arrêter chez le boulanger et le boucher et je me suis pris l'averse. J'ai regagné mes pénates toute dégoulinantes.

 

Amicalement.

Patricia

 

Compte-rendu de Jonathan

Levé à 6H00 du matin pour me préparer au départ de l’entrainement du Jeudi, mais la météo est très incertaine. Dans la soirée, les départements des Hauts de France ont subis une forte tempête de vent accompagnés d’averses importantes. Pour notre département des Yvelines, nous avons récolté des « restes » de cette tempête de vent qui a traversé les départements, le vent a soufflé à près de 60 km/h sur Houilles la nuit.

 

Un bruit sourd se faisait entendre cette nuit là, comme une sorte de moteur d’avion à turbine éloigné mais continuel, des objets volaient dans l’avenue à proximité de notre maison, dans le jardin les arbustes, les arbres, pliaient selon la direction des rafales et la véranda vibrait sous le souffle.

 

Bref rien d’engageant pour le lendemain matin.

 

Néanmoins je me prépare quand même, si j’en crois mon application tablette de Météo, Houilles, Achère, Andresy, Longuesse, bref des endroits par où nous passons sont sous les trombes d’eau…et le vent. Pourtant en regardant au-dehors le ciel est d’une pureté totale, sans nuage, des étoiles brilles et un croissant de Lune vient donner au paysage un aspect fantastique et romantique tout à la fois.

 

Alors je me prépare malgré tout, petit déjeuner spécial « cyclo » pour compléter les sucres lents des 48 heures précédentes, afin d’avoir les « bonnes jambes » et pour éviter de se brûler trop vite en vélo. J’appelle des copains cyclos pour savoir ce qu’ils font, mais ils déclinent la sortie en raison de ces conditions météos.

 

Pourtant il fait beau dehors ! J’en crois pas mes yeux… décidément si l’on se fie à la météo des applications on ne sors plus de chez soi.

 

Du coup découragé je décide de ne pas sortir, mais le beau temps persiste malgré le temps qui passe… 8h00, 9h00, 10H00 toujours se soleil et ce ciel bleu insolent qui semble faire un pied de nez aux prévisions météos et à moi qui reste à la maison malgré tout… grrrr…

 

Je n’en peux plus, je décide d’y aller quand même en solitaire, j’ignore si d’autres membres sont partis de leurs côtés. J’apprends pas Serge P.  Que notre ami Daniel est partant et qu’il a du partir dès 9H00 du garage. Cette information m’encourage, je passe ma tenue d’hiver thermique avec un imperméable jaune fluo sous mon blouson SOH en polaire. Et je choisi de rouler avec un VTT équipé de roues de 29 pouces, une garantie supplémentaires pour éviter de crever (gros pneus tubeless avec lesquels je roule depuis 1 an sans aucune crevaison)  et surtout pour garantir un grip plus important sur la chaussée avec cette pluie qui a tout trempé et pour mieux franchir différents obstacles qui pourraient être présents sur la route.

 

A 10H00 je suis sur le VTT et je fonce vers la plaine d’Achère, car comme par hasard, le temps se mets à tourner et je me retrouve vite sous la flotte… et quelle flotte, cela s’arrête pas… C’est bien ma chance et je pense aux copains qui sont restés chez eux, je me disais ils ont bien raison. Mais bien couvert, totalement « étanche » tel un plongeur de la route, je décide de continuer ma route et de ne pas rebrousser chemin, je me sens en sécurité sur ce  gros VTT une véritable Jeep à deux roues qui donne l’impression de conduire une moto de Trial ! 

 

Pour rejoindre la route qui longe la station d’épuration d’Achère, je passe par Montesson et Sartrouville, je franchi un square qui sépare Sartrouville de la piste cyclable des chemins de Halage de la Seine et me voila sur notre bonne vieille route en face du château de Maisons-Laffitte qui se découpe sous le ciel noir charbon comme un pavé d’or de par la couleur de ses pierres. Et j’arrive toute « pédale hurlante » avec l’amortisseur arrière placé sur « rebond » route sur notre route d’échauffement habituel. J’ai espoir de retrouver Daniel F. Qui est donc sorti, mais je me dis qu’il doit être loin maintenant et que j’ai peu de chance de le retrouver, surtout qu’il a du aller loin.

 

La pluie dégouline le long de mon casque, mon VTT est trempé et boueux sur les tubes de cadre, effet accentué par les gros crampons de mes pneus, mais le rendement est là, je peux rouler vite sans la sensation de glisser d’un côté ou de l’autre, mais je reste prudent quand même car aucun deux roues n’est à l’ abri quand il pleut averse et que la chaussée est mouillée.

J’arrive sur la départementale qui va vers Conflans, mais je renonce, la pluie devient trop forte, j’en ai un peu marre de cette météo, et j’avoue que je commence à fatiguer à pédaler sous la flotte non stop. J’ai plus de 800 calories au compteur je suis content, cela fait reculer le diabète, je décide de revenir sur mes pas, plus exactement « mes roues » et je rentre.

 

Quand j’arrive de nouveau sur l’entrée de route de la station d’Achères, j’aperçois au loin un cycliste, une silhouette racée, à coup sur c’est un cycliste avec un vélo de course, du coup pour m’amuser je décide de placer mon amortisseur arrière en position de rebond sur route, et de bloquer l’amortisseur avant pour donner de la rigidité au VTT, du coup j’augmente ma vitesse d’un coup littéralement propulsé avec le rebond de l’amorto. arrière, effet garanti, je passe de 18 km/h à 30 km/h d’un coup. C’est presque comme si on recevait une poussée forte dans le dos ! La technologie des amortisseurs de VTT All Mountain est formidable, et en plus c’est légal, ce n’est pas un moteur dans le cadre !!!! Mais bel et bien un pur effet physique, mécanique, entraîné par les jambes et les pieds du Vttiste en coordination avec l’effet de rebond de cette amortisseur FOX.

 

Alors je dois dire que je fais la « course » avec ce mystérieux cyclo... qui semble m’avoir pris en chasse, avec mon VTT, je décolle au maximum que je peux de mes jambes, et grâce à la parfaite inertie des roues de 29 pouces le vélo garde sa vitesse constante à 30 km/h, (j’atteins même une pointe à 35 km/h) ce n’est pas trop difficile à le faire rouler à cette vitesse, je pense que tous les autres utilisateurs de VTT possédant des roues de 29 pouces ont profité de cette inertie « facile »  spéciale aux roues de 29 pouces.

 

Cela étant un VTT bénéficiant de toute la technologie nécessaire en terme d’amortisseurs faits pour différents cas de figure : descente, tout terrain et route, reste un VTT, donc un vélo lourd à emmener, et il ne fera pas le poids face un vélo de course bien évidemment. Le cycliste me rattrape inexorablement mais il doit aussi envoyer de son côté pour cela, car le VTT va vite malgré tout. Je pensais avoir affaire à un cycliste d’un autre club, donc je donne tout ce que j’ai sous la pédale pour lui donner du fil à retordre… histoire de me la jouer compet en VTT !!!!!! Et la poursuite se fait sur quelques kilomètres. L’amorto joue son rôle et me propulse par impulsion mécanique comme une fusée sur la route aidant mon effort côté jambes.  La détente du piston assure des gains de vitesse. Si j’avais des roues lisses j’aurai pu aller encore plus vite. 

 

Et j’ai la surprise de découvrir un copain Daniel F. Là je suis super content car je pensais pas retrouver les amis de mon club que je pensais plus loin, mais ils sont allés loin, bien plus loin que moi qui avait renoncé sous la pluie, un presque 50 km , alors là chapeau bas, car en vélo de route sous ce temps il fallait en vouloir. Et je peux enfin souffler, car je commençais a fatiguer grave à rouler à forte cadence avec ce VTT.

 

Il m’informe que les Daniel et Patricia G. Sont également de la partie et qu’ils arrivent plus loin… alors là super je me dis que le groupe 3 est bien là, présent, malgré la fureur des éléments.

 

Nous ressemblons à des cap horniers, car cette route d’Achère qui longe la station d’épuration est un vrai cap Horn local pour les cyclistes quand le mauvais temps s’installe, le terrain étant dégagé, le vent souffle fort en cet endroit, le froid est plus piquant et la pluie ne vous rate pas… Un vrai défi à chaque fois pour nous tous.

 

Ce fut au final une très belle sortie, j’étais heureux de retrouver mes camarades de route, enfin plus seul sur la route ! Et du coup on a tous roulé dans un esprit fraternel et de cyclos heureux d’avoir bravés les éléments qui au final ne furent pas si terrible qu’annoncés sur nos applications Météo, certes désagréable mais il y a pire.

 

N'oublions pas aussi la présence en solitaire de notre Président Gérard Chappat qui lui est allé en vélo de route sous les embruns jusqu'à Andrésy. Au final tous les groupes étaient représentés ce matin par l'un ou l'autre de leurs représentants. Belle performance sous un temps à ne pas mettre le nez dehors comme dit le dicton. Mais pour les cyclos, ce dicton est faux!

 

CONCLUSIONS :

 

 

Les prévisions météos ne sont jamais fiables à 100% au niveau local et la meilleure prévision est de simplement regarder au-dehors ce qui se passe, avec un regard sur le baromètre de la maison qui sera plus fiable que les applications. Certes les prévisions météo se sont quand même arrangées, mais la précision kilométrique de ces prévisions n’est pas encore pour demain. Les caprices de l’atmosphère sont encore un domaine sauvage où le génie de l’homme a du mal à maîtriser « l’animal »météorologique. 

 

Sportivement vôtre

 Jonathan


Le secret de la force de rebond du VTT en mode route

Les Vttistes qui possèdent un Bike en version tout suspendus connaissent bien les secrets de ces vélos passent partout et qui peuvent même ce transformer en vélo de route en basse saison; automne et hiver. Il est donc possible de rouler très vite pour un VTT tout en s'économisant, c'est rendu possible par la présence de cet amortisseur placé verticalement comme ici.

 

La recette pour avoir de l'accélération sur route est la suivante :

 

Tout d'abord bloquez vos suspensions avant ou réduisez leur rebond au minimum souhaité selon l'état de la route. Puis surtout, débloqué totalement l'amortisseur arrière en le plaçant en position "terrain défoncés" donc tout à gauche avec le sélecteur. Lorsque vous pédalerez pour prendre de l'élan, le vélo va légèrement plier vers le bas, puis l'effet de détente de l'amortisseur va aider votre pédalage en vous aidant à la propulsion comme par une impulsion. Il s'agit d'un effet de rebond qui habituellement sert en zones difficiles en VTT (terrain de chantier par exemple, grosses bosses forestières), mais qui sur la route est redoutable et permets de maintenir une vitesse élevée et de pédaler plus facilement qu'avec un vélo tout rigide dépourvu de suspensions.

 

Cela peut servir pour différentes choses : garder le rythme quand vous roulez en route, franchir des terrains sévèrement accidentés, etc.

 

Mais bien sûr la route en VTT à des limites, il sera difficile mais pas impossible de franchir des bosses routières à fort pourcentages sur la durée. Un VTT reste lourd par rapport à un vélo de route et il faut pouvoir l'emmener sur l'endurance concernant un long parcours. Ici aussi ce n'est pas impossible mais cela reste difficile.

 

Pour ma part le VTT me permets de rouler malgré tout dans des conditions mauvaises sur route en réduisant les risques divers inhérents à la pratique du cyclisme par ce temps : mauvais grip des roues "lisses" sur routes mouillées et flanquées de débris divers, risque de crevaisons moindre, confort sur la route en cas de forte pluie. Le VTT est un peu comme une moto sans moteur thermique... 

 

Conclusions :

 

Le vélo tout suspendu est une aubaine sur la route... contre toute attente, cela peut être un vélo très rapide et avec lequel on peut garder une vitesse raisonnable pour ne pas être largué par les cyclos qui sont restés en vélo de route. Par contre gare aux bosses... là le Bike sera plus difficile à apprécier, mais néanmoins un excellent compagnon d'Hiver.

 

Vive le Bike ! 

 

Jonathan