UN MINI ENFER DU NORD POUR LE S.O.H. Cyclo

Brouillard, humidité, crevaisons, poids lourd en travers la voie !

Photo de Daniel Foué.

 

Un camion s'est mis en travers de la chaussée en manoeuvrant. Le conducteur à perdu le contrôle du véhicule qui a glissé vers le bord de Seine... La Police Nationale qui sécurisait les lieux pour la circulation nous a autorisé à passé. Notre vaillant groupe 3 a réussi à rentrer sans encombre jusqu'à Houilles, malgré les différents obstacles de notre route devenu un "mini Paris-roubaix ou enfer du Nord" ! 


LA VIDEO


Ce jour d'entraînement fut pour nous tous un véritable mini "Paris-Roubaix" de par les conditions météorologiques qui furent rudes. Un brouillard épais à couper au couteau, une visibilité réduite, une chaussée mouillée, des chemins verts boueux et pierreux, il ne manquait que les célèbres pavés !

 

Nous étions environ une quinzaine de cyclistes en ce matin brumeux.

 

Des membres des groupes 1, 2 et 3 étaient présents malgré le brouillard, quand on aime le vélo, qu'il vente, qu'il pleuve, qu'il neige, qu'il fasse brouillard, le cycliste sait affronter les pires conditions météo pour satisfaire sa passion : celle de rouler ! avec les équipements adéquats mais aussi et avant tout avec un sens de la sécurité.

 

Lorsque nous partîmes de Houilles, notre peloton qui s'étirait ressemblait à un immense arbre de Noël en raison de nos feux de  positions arrières rouges, Certains le portaient sur le casque, d'autres sur un des haubans du vélo, d'autres sur le tube de selle, l'essentiel étant d'être visible.

 

Nous étions presque tous vêtus de nos chasubles jaunes fluo, indispensable pour être bien visible des automobilistes et des camionneurs, mais aussi pour être protégé de l'humidité ambiante à 100%. Pour ceux  et celles qui n'ont jamais fait l'expérience, traverser un ban de brouillard épais, cela revient à travers un nuage chargé d'eau qui est au ras du sol. Autrement dit, nous sommes au coeur de l'eau et les vêtements, les casques, le matériel cycliste prend l'eau comme si nous étions dans l'eau.

 

De plus quand vous roulez vite, la sensation d'eau augmente, et les gouttes ruisselles de nos casques, nos lunettes de protection prennent la buée et l'eau, heureusement que le brouillard n'était pas givrant, paradoxalement la température était douce, mais gare à l'humidité à 100 % qui est traitre sur tous les plans.

 

Mais tout cela n'effraie pas les cyclistes endurcis du SOH cyclo, certains étaient encore en cuissards d'été et maillots légers ! C'est cela le cyclisme, peu importe les éléments, ce qui compte avant tout : c'est le mental, un mental d'acier qui vous fait vous dépasser.

 

Quant à moi je préférais être "water Proof", du coup j'ai eu l'impression d'être un plongeur sur mon vélo, mais humidité 0% grâce au maillot technique dont la technologie s'inspire de l'aérospatiale. Le cyclisme est entré depuis longtemps dans l'ère de la science, mais il est vrai que "mouiller" son maillot cela fait parti du jeu et s'est marcher dans les roues de nos ancêtres qui partaient sur les routes avec de simples maillots non techniques et confectionné par leurs propres mères ou grands-mères à l'époque ! Le SOH est en 2017 doté de superbes maillots fait pour toutes les saisons, dont les tissus respirants et techniques vous isolent des affres climatiques.  Notre ami Gérard Moulin gère le stock à disposition de tous.  4 étoiles au blouson d'hiver, les finitions et la qualité sont au top.

 

 Arrivés en plaine d'Achères c'est carrément la brume qui vous submerge, visibilité réduite, première crevaison importante, celle de notre ami Daniel C. qui possède un vélo qui est pourtant un "cruiser" un de ces vélos fait pour avaler les kilomètres, un Giant à frein à disque et dont la géométrie est faites pour rouler et rouler encore sur de longues distances.

 

Notre ami était équipé de pneus tubeless. Malgré cela il a crevé, Serge B. lui a passé un pneu de secours, mais impossible de démonter le tubeless  dont les tringle sont littéralement incrustés dans la jante ! Il est obligé de retourner chez lui à pied... Un véritable exploit sportif, quand vous savez que marcher avec des chaussures à cales c'est tout sauf confortable et pratique et qu'en outre, vous savez également que Houilles est loin de là. Chapeau bas à l'ami Daniel C.

 

Ensuite sur le Chemin Vert ponctué de grandes barrières blanches, pratique pour empêcher les voitures de passer, mais pas trop pratique pour les cyclistes qui doivent casser leur rendement à chaque barrière, nous rencontrons encore des collègues qui ont crevés... Le chemin est devenu coupant pour les roue de vélo, petits silex, cailloux, fragments de verre, toute sorte de chose qui peuvent vous faire descendre de selle pour changer votre chambre à air et/ou votre pneu s'il est trop coupé. 

 

Notre Capitaine de route au groupe 3, Serge Pangrazzi, décide de rentrer, le brouillard est épais, ce n'est pas très prudent pour nous, donc tout le groupe 3 décide de rentrer. Par contre le groupe 2 décide de continuer le parcours, c'est courageux, mais ils sont aussi bien plus aguerris que les "petits jeunes" du groupe 3 ! Gérard Chappat notre Président, Serge Brionne, Nicole, et tous les membres des groupes 1 et 2 ont donc fait un superbe parcours non exempt de difficultés. Bravo à eux.

 

Quant au Lapin, ce fut l'arlésienne de notre route, on l'a perdu dans le brouillard loin devant, Serge demande à plusieurs reprise si on a vu notre sympathique cycliste, mais non ! il est déjà loin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Données GPS Christel, Données GPS Jonathan - GROUPE 3


LE POINT DE VUE DU VELO DOC

TUBELESS OR NOT TUBELESS?

L'incident qui est arrivé à Daniel C. qui a crevé par deux fois avec ses pneus tubeless route, à peu de temps d'intervalle, faisait s'interroger Serge Pangrazzi notre leader Groupe 3 sur l'utilité de ces pneus tubeless pour la route. Qu'en est-il exactement?


Il faut distinguer dans le monde du cyclisme deux  type principaux de pneus : 

1°) Tube type : autrement dit le pneu avec chambre à air que tout le monde connait.

2°) Le tubeless  : pneu qui peut être monté sans chambre à air et qui comporte un produit préventif anti-crevaison qui assure en même temps l'étanchéité de l'ensemble.

 

Le tubeless nécessite une roue, une jante spéciale, qui se nomme "jante tubeless". Deux schémas ci-dessous montent les caractéristiques de ce pneu.

 

Le tubeless équipe surtout les Bikes Moutains; les VTT. Sur les VTT les pneus tubeless offrent des avantages dynamiques indéniables. Le risque de crevaison avec le VTT est très réduit, le pneu est souple, la motricité et l'adhérence sont supérieures aux pneus classiques à chambre à air. La filtration des chocs est aussi supérieure. Enfin, le risque de déjantage est tout simplement impossible en tubeless VTT. Par contre les montages et démontages sont contraignants et nécessite des outils spécialisés. Il faut aussi faire réviser ses pneus tubeless tous les ans, afin de vérifier que le liquide préventif est toujours actif et qu'aucun corps étranger ne s'est logé à l'intérieur du pneu. Un compresseur est nécessaire pour gonfler les pneus tubeless VTT, mais en réalité, une pompe à pied puissante spécialisée est suffisante pour obtenir la bonne pression de gonflage.

 

Mais qu'en est-il du pneu tubeless route? Il reprend les mêmes avantages et désavantages du tubeless VTT. La différence réside bien évidemment dans la largeur du pneu. Qui dit surface plus petite, dit forcément surface plus vulnérable aux corps qui causent des crevaisons, car si les Tubeless des VTT donnent l'impression d'avoir des "pneus d'acier", par contre c'est différent avec le tubeless route. Cela reste un pneu fragile, la différence c'est le liquide préventif qui en principe évite les crevaisons en comblant automatiquement toute sorte de perforations qui peuvent intervenir sur la route. Ceci c'est la théorie, mais la pratique est autre.

 

LE POUR DU TUBELESS ROUTE :

 

Crevaisons qui se réparent toute seule grâce au liquide préventif.

Aucun risque de chambre à air qui explosent par surchauffe ou pincement au passage d'un trou.

Plus de confort lors du roulement.

 

LE CONTRE DU TUBELESS ROUTE :

 

Quand le pneu colmate pas automatiquement c'est une galère pour changer le pneu.

Nécessite beaucoup de force pour le changer et attention au préventif qui va vous en mettre plein la main.

Il faut des démonte pneus spéciaux très solides. Les tringles du pneu étant profondément incrustés dans la jante spéciale.

Des cartouches de CO2 pour pouvoir le regonfler efficacement.

L'écrou de valve peut se coincer, pour le dévisser il faut là aussi du matériel adapté.

 

Conclusion :

 

Ce sont d'excellents pneus de route, mais quand un pépin arrive, ce n'est pas facile à réparer et/ou à changer. C'est un fait. Certains cyclos sont mêmes obligés de ramener leur monture chez un vélociste qui possédera le savoir faire et le matériel pour remettre d'équerre un pneu tubeless.

 

Il existe d'autre solution pour rouler en sécurité lors de la saison Automne/Hiver, vous pouvez investir dans des pneus Continental 4 saisons, ils sont aussi résistants que des tubeless et comparativement crèvent moins si l'on en croit les retours sur Internet.

 

 

 

Continental a une longue tradition dans le pneu à chambre à air ultra résistant, il est souvent utilisé par les coureurs professionnels qui participent au Paris-Roubaix. C'est le pneu préféré d'Alberto Contador et de Fabien Cancellara. Le magazine Le Cycle d'avril 2017 a sorti un dossier complet sur les pneus routes en saison difficile. Parmi les pneus pour qui le pire est réservé sur la route, le 4 saisons est en tête, suivi du Hutchison Fusion 5 All Season, le Michelin Power All Season, le Vredestein Fortezza Senso All Weather, le Bontrager AW 3 All Weather, le Hutchinson Intensive 2, le Schwalbe Durano DD, et le Specialized All Condition Amardillo Elite. Ces pneus peuvent se mesurer à n'importe quel Tubeless.

 

Donc le tubeless est un pneu de sécurité, surtout fait pour les VTT à la base, mais très utile sur la route, fini les éclatements de chambre à air, le confort et l'accroche seront améliorées, mais il ne sera pas invulnérable aux crevaisons. A résistance comparée un simple Continental 4 saisons ou tout autre pneus de même catégorie cité plus haut, sera amplement suffisant, voir mieux et il sera réparable sur la route. Avec un tubeless cela sera réparable aussi mais plus compliqué.

 

La technologie Tubeless avancera encore, la prochaine étape sera certainement une simplification dans le montage/démontage de ces pneus d'avenir, en attendant, le match n'est pas encore remporté totalement par les Tubeless comparé à d'autres pneus de route d'une conception plus classique.

 

 

Humour par Christel

Le vélo idéal pour ne pas avoir froid et faim sur la route.