ENTRE DEUX GIBOULEES DE MARS



 

 

 

Nous nous sommes retrouvés à notre point de ralliement à 8h30 : le garage des Bruyères. Et malgré les giboulées de Mars qui arrosent copieusement notre région, nous décidons de rouler d’un commun accord, trop heureux de pouvoir nous entraîner. Après la neige au diable quelques gouttes d’eau !

 

Je retrouve un premier arrivant notre ami Daniel C avec son fidèle Giant à disc, un vélo d’endurance et de course très à l’aise sur n’importe quel type de route et de bosse.

 

Le groupe 1 se forme avec Serge B., Nicole R., Daniel L et notre groupe 3 se crée avec Serge P comme capitaine de route, Daniel C., Patricia G sans son Daniel qui était exceptionnellement retenu, Gilbert dit « Jésus » nôtre marathonien-cyclo qui a trouvé une parfaite monture avec son VTC Giant qu’il maîtrise totalement et sur lequel il roule vite malgré la catégorie ce vélo, quant à vôtre serviteur j’avais pris mon Y 22 histoire de le tester encore sur route bien que cela soit un VTT à la base, sa géométrie spéciale type « poutre » permets aussi de rouler sur route sans trop de soucis.

 

En tout ce sont 8 cyclistes qui étaient présents pour se lancer sur les routes de ce jeudi, encore fraîchement mouillées par les giboulées nocturnes qui venaient de s’arrêter voici seulement quelques heures.

 

Avec Serge nous choisissons notre « classique » du groupe 3, une classique? Non ce n’est pas le Paris Roubaix bien sûr.. il s’agit du Houilles / Lacs, un circuit fort sympathique sur environ 50 kilomètres qui nous offre toutes les configurations possibles en vélo de route : plat, faux plats, bosses, descentes, certes le tout en modéré nous sommes le groupe 3 mais cela nous permets de garder nos jambes bien musclées et de chatouiller quelquefois les performances des groupes 1 et 2. 

 

Nous roulons à une moyenne d’environ 20 km/h.

 

Patricia à fait de substantiels progrès, elle roulait plus vite qu’à son habitude, son vélo BH équipé de pneus Bontrager type compétition plus un entraînement quotidien paie sur la route ! Elle était souvent devant plutôt qu’en fin de notre petit peloton.

 

 Serge P. roulait lui avec l’assurance du sportif accompli, toujours constant, vitesse calée sur 24 km/h. Pour les débutants il n’est pas toujours facile de se caler ainsi sur une vitesse toujours égale. Son secret? Il choisit comme certains champions de la Sky chez les pro de privilégier le moulinage au pilotage explosif. Ce qui donne un Serge royal sur son vélo qui s’il commence le parcours au centre du groupe voir derrière, se retrouve très vite devant nous tous grâce à un rendement qui ne faiblit jamais : ni trop faible ni trop fort.. C’est un peu la technique de Christopher Froome mais sans la ventoline !!!!  privilégier le moulinage sur la nervosité résultat : on fini par se retrouver en tête alors que les autres faiblissent et il en reste sous la pédale. Combien de fois Serge nous a doublé en fin de parcours sur des bosses alors que nous étions épuisés ! Une technique fort efficace de pédalage. 

 

Gilbert de son côté gardait un bon niveau malgré qu’il ne soit pas équipé de cales pédales avec son VTC qui est pourtant lourd, mais possède une excellente inertie sur route.  Gilbert roule comme il fait le marathon : avec puissance, assurance et bonne humeur. Gilbert nous conte sur le parcours ses marathons à travers le monde, c’est impressionnant de voir combien de pays il a pu visiter au pas de course de l’Asie à l’Afrique en passant par les Îles du Pacifique. Il vous donnerait presque envie de se mettre aussi au marathon en plus du vélo.

 

Pour ma part je me suis amusé à tester encore une fois mon fameux « Y » vélo atypique que je customise pour le fun. Il est l’un des rares VTT à avoir des bar ends « purple ». Toujours étonné de constater ces capacités en terme de vitesse pour un vélo fait pour les chemins, surtout sa stabilité étonnante en descente, il bouge pas d’un millimètre. Cela serait du à la géométrie particulière du cadre qui donnerait selon les spécialistes une stabilité supérieure en descente à un vélo plus classique. C’est vrai qu’avec lui je me lâche vraiment dans les descentes avec les potes du groupe 3, je ne reste plus en arrière. Bizarrement j’ai plus confiance avec ce vieux VTT en descente qu’avec mon Domane pourtant très supérieur à ce Y 22 !!! Comme quoi…tout est dans le cadre. Par contre dans les bosses c’est un mulet avec ces seulement 8 vitesses… et oups… il casse le bougre.

 

C’était une belle ballade sous le soleil de Mars mais au retour, à partir de la plaine d’Achères nous avons pris une belle averse jusqu’à l’arrivée dans nos pénates. Une petite remarque : le blouson SOH cyclo d’Hiver a bien arrêté la pluie, son étanchéité est pas mal du tout sous la pluie « torrentielle ». Cela étant, si nous avions eu la pluie avant Achères, je pense qu’elle aurait finie par traverser le tissu épais et imperméabilisé du blouson. Si le temps est menaçant type « giboulées »  il faut mieux y ajouter la chasuble jaune fluo qui elle est totalement étanche, afin de se préserver du froid et de l’humidité sur la route.

 

Sportivement vôtre


Jonathan

 

 

 

 

 

 

 

 

 


LE MOT DE PATRICIA

 

Que de vent ! Que de vent ! Une cyclotte transformée en girouette !....

En ce 4ème jeudi avant Pâques,  nous étions cinq au départ et quatre à l’arrivée (Serge, Daniel Crève «moi le cœur», notre ami Doc Giné Co dit Jonathan) ; Gilbert était pressé, il avait un pot de départ à la retraite d’un ancien collègue à midi, il a filé en douce pour aller boire un coup ou deux ou trois…. (Quand on aime on ne compte pas).

Nous avons fait notre petit parcours habituel du jeudi. Il ne faut pas changer une affaire qui marche !!!!....Et même si tu as bu un coup, ta monture connaît le chemin, elle te ramènera  les yeux fermés au bercail.

Nous nous sommes arrêtés « Comme d’habitude » pour les vidanges, une première fois avant le pont de Conflans et après les étangs de Cergy ; Prostate oblige !!!...

L’allure a été très variable surtout la mienne, car avec le vent dans le dos j’atteignais les 25 km dans la station d’épuration, mais dès que je l’avais de face, ma vitesse tombait à 17 km. Il faut dire que la météo prévoyait des rafales de vent à 28 km. Cette douce «brise », nous renvoyait en même temps des effluves de Chanel n°8 des bassins de décantation, un délice !!!...

Enfin, la météo a été clémente jusqu’à notre retour (Oui, mais en attendant le temps de m’arrêter chez le boucher et le boulanger, je suis comme même rentrée mouillée !!!...)

Gallerie de photographies

Données GPS groupe 3 (GPS de Jonathan)