Mon premier vélo, un Stablinski. 1980 à Montdidier (Somme), sur le chemin des postes.

C'est avec ce vélo que mon père m'avait offert que j'ai roulé sur les routes et chemins autour de Montidier, chaque semaine entre 1980 et 1991.

 

Il s'agissait d'un vélo dit de cyclotourisme, avec les commandes de vitesse et de dérailleur au cadre. En 1980 les commandes au guidon n'avaient pas encore été inventées. 

 

Le nombre de rayons sur les jantes est impressionnant, j'avais déjà installé deux rétro comme sur mon vélo actuel ! J'ai toujours aimé savoir ce qui se passe derrière moi sur la route, afin de pouvoir anticiper au mieux tout soucis éventuel avec un véhicule.

 

Le vélo était fabriqué sous licence Jean Stablinski, ancien coureur professionnel qui était surnommé "le sorcier" et "le renard" pour sa stratégie lors des courses et des grands tours. Comme certains autres anciens champions, il se lança dans la fabrication de vélo portant son nom. En réalité il s'agissait de vélo Delcroix fabriqué à Saint-Amand-les- Eaux. 

 

Il s'agissait dun vélo avec cadre en aluminium, possédant deux portes bagages, un éclairage par dynamo avant et arrière et chose étrange les leviers de freins étaient placés sous le guidon. D'après le vendeur Amiénois, c'était soi-disant pour des raisons de sécurité que les leviers de freins étaient placés ainsi. 

 

J'aimais me perdre sur les chemins du chemin des trois dons, autour de Montidier, permettant de se perdre dans la campagne profonde picarde et même pour aller vers Amiens en vélo. Les pneus étaient étonnamment solides pour l'époque, je pouvais rouler sur des chemins vicinaux poussiéreux et remplis de pierres de toutes sortes que sur du bitume, en quelque sorte un "gravel" avant l'heure ! 

 

Le cadre était increvable, il est toujours au top malgré que 37 ans soit passé sur lui 

 

Avec ce vélo il m'arrivait d'aller explorer des ruines oubliées dans la campagne picarde, comme cette chapelle templière de Becquigny. Cette machine avait des capacités de roulage en chemins difficiles tout à fait étonnante. Comme les vélos de cette génération, ils étaient moins spécialisés que de ne jours et devaient être capable d'emmener le cyclotouriste sur toute sorte de routes et pistes, sans trop de problèmes. 

 

Il comportait 10 vitesses, avec deux plateaux dont je me souviens plus le nombre de dents. J'avais un compteur de vitesse analogique, la vitesse maximum que j'ai atteint avec ce vélo était de 50 km/h dans une descente d'une petite route picarde.  

 

Maintenant il repose dans une cave, je le garde comme un souvenir d'une belle époque de ma vie.

 

Jonathan