TOUS CYCLISTES EN YVELINES

Préambule Paris-Nice 2018


 

Le samedi 3 mars à Chatou (78) après-midi, en préambule à la course cycliste Paris-Nice, le comité départemental FFCT des Yvelines (Codep-78) organise une randonnée cyclo ROUTE - GRATUITE (pas de VTT en 2018) avec 4 parcours : Famille, 56, 77 et 90 km. Départ groupé à 13h00 sous la direction de Thomas VOECKLER et de Sandy CAZAR.


Sur cette photographie le Maire de Houilles, Monsieur Alexandre Joly avec sur sa droite le coureur professionnel Thomas Voeckler au centre le grand patron du Tour de France Monsieur Christian Prudhomme, sont en bonne compagnie avec nos adhérents du SOH Cyclo/VTT, de gauche à droite Patricia G., Serge Pangrazzi, Nicole R., Daniel C.,  Stéphane entre Thomas Voeckler et à côté de Christian Prudhomme, Daniel G., Daniel L., Pierre F. qui a prévenu notre section de cette activité FFCT, et cinq autres cyclos présents sur la photo dont je ne connais pas les prénoms. Pardon pour eux, je les connais "visuellement" mais pas leurs prénoms.


« Donne de l’avoine à ton cheval avant de partir !... »

COMPTE-RENDU PAR PATRICIA G.

 

Compte rendu du groupe 3 dans lequel on était 4 cyclos. (le duo des Giroux, Serge, notre nouvel adhérent dont je ne me souviens plus du prénom (l’Alzheimer me guette, la honte et pourtant on a roulé plusieurs fois avec lui depuis le mois de septembre, mais il avait fait un break à la mauvaise saison – il préfère la course à pied l’hiver et il a raison, on a moins froid aux pieds ! -  C’était sa reprise en cyclo, mais il a de la ressource  sur les pédales et du rosé dans le bidon (vin ou sirop, je n’ai pas eu le temps d’y gouter car on est arrivé trop tôt au ravitaillement). Il avait été récupéré son maillot au couleur du SOH le matin même.

Au départ, vu la foule, on avait du mal à rester ensemble, mais très vite les distances entre différents groupes de cycliste se sont formées et ce fut plus agréable sauf les bosses.

La première grimpette dans Poissy, soit disant 10%, les voitures au cul, les voitures devant bloquées par d’autres groupes de cyclistes. Pas top ! top ! Je me gare entre les voitures en stationnement  pour laisser passer les voitures derrières moi ; à oui, mais finalement impossible de reprendre mon élan pour remonter sur mon vélo, les voitures étaient toujours bloquées par des cyclistes !!!.... Idem, pour Serge, alors, on a fini la côte à pieds. Puis arrivé sur Beauregard, grimpette en direction de Chambourcy. Serge en avait déjà mare des bosses, il voulait faire demi-tour. On a dû l’aiguillonner pour qu’il poursuive.

Les bosses suivantes  étaient moins fréquentées par les voitures, mais c’étaient toujours des bosses !...  Mais il y avait du soleil et quelque Nana sur leur monture !...

Tellement de soleil, que dans la descente de Feucherolles, on ne sait pas si on a loupé un fléchage ou si celui-ci avait été enlevé par malveillance au carrefour de la D30 et de la D 307 (et aucun de nous n’avions pris en photo le parcours des 56 km, notre « running camarade» avait bien le parcours sur le GPS de son téléphone portable, mais dès la côte du château de Saint Germain, il ne nous indiquait pas le même circuit que le fléchage posé par le Conseil Général des Yvelines). Des cyclos étaient déjà en recherche de leur chemin à ce carrefour, d’autres sont arrivés après nous. Certains ont pris à droite, et d’autres à gauche (Tout droit pas autorisé, à droit direction Plaisir, à gauche Saint Nom la Bretèche. GAUCHE – DROITE, c’est un dilemme.   Alors seul solution téléphoné au responsable des engagements dont le numéro de portable était indiqué sur notre bulletin d’inscription. Ouf ! le responsable nous a répondu au téléphone et nous a dit de prendre à droite, puis au rond-point à gauche en direction de Davron. Au rond-point, on a retrouvé le fléchage et les petites routes de campagne pour rejoindre Chavenay et le ravitaillement .  Il y était temps, je venais de finir ma gourde de thé aux fruits rouges et le bol de flocon d’avoine que j’avais pris à 11 heures était parti en énergie dans les côtes (pas de côte de bœuf au programme dans ce circuit !!!...). J’avais suivi les conseils de mon grand-père qui me disait : « Donne de l’avoine à ton cheval avant de partir !... »

Encore et encore des bosses !...A partir de Rennemoulin, cela nous semble de plus en plus dur à moi et à Serge, heureusement notre ami Running nous fait quelques poussettes qui sont les biens venues.

Descente de Port-Marly. Ouf !  On va descendre jusqu’au Pont du Pecq.  Et bien non, le circuit prévu par les organisateurs nous faisaient remonter sur  la droite vers Croissy. Et là Serge a pris  le taureau par les cornes.  « Ah non ! Ils charibottent ! Ils vont pas nous en remettre une ! » texto et au lieu de remonter sur la gauche, il a poursuivi sa descente sur la droite.  On est donc tous resté dans son sillage. Après le pont du Pecq, Daniel a pris la direction des opérations car il a bien le sens de l’orientation et il connaissait le chemin pour retourner à l’île des Impressionnistes  à Chatou. Arrivé au Pont de Chatou, je fais une observation, il ne va pas falloir trop s’attarder car la nuit tombe vite et il est déjà 17 h. Tout le monde est de mon avis, alors, le mieux, on ne franchit pas le pont pour rallier l’île, mais on rejoint les berges de la Seine direction Carrière sur Seine. Bien nous a pris, car la pluie c’est invité sur la fin du parcours et on a eu le temps de rejoindre nos pénates « mouillés », mais pas encore « trempés ».

Il semblerait que le groupe de Pierre ait eu au moins 4 crevaisons. On les a retrouvés deux fois sur la route.

Pour nous au compteur de Maison à Maison on avait 73 km (il y avait longtemps qu’on en avait pas fait autant !...)

 

Patricia Giroux

 

Entre amateurs et professionnels

un parcours pas facile !

Hier soir Serge P. me fait un petit compte-rendu oral pour le site de notre Club !

Un seul mot : "Que des bosses !!!!" et "encore des bosses !"

C'est bien la première fois que j'entends que notre ami Serge et d'autres cyclos descendent de vélo pour monter des bosses à pied.

La randonnée FFCT se transforme en cauchemar des jambes et des muscles. Comme quoi les bruits qui courent sur la FFCT selon lesquels il s'agit d'une fédération de "pèpères" sans ambition pour l'effort sur un vélo viennent de se briser sur les bosses des Yvelines !

 

Et que dire des nombreuses crevaisons dont ont fait les frais de nombreux participants hier sur les routes yvelinnoises... Normal quand on connait les conditions météo difficiles dont on sort à peine ces deux derniers mois. Entre neige, pluie torrentielle, tempête de vent, et j'en passe. Les routes comportent plus de gravillons, de fragments de verres, de débris de toutes sortes, et même de boue sur certaine section comme il a été vu sur la route par nos participants sur une petite partie de parcours.

 

Presque un parcours pour VTT et non pour vélo de route à ces endroits malencontreusement recouvert de boue. Une randonnée d'autant plus éreintante que l'on sort à peine de la saison basse cycliste, une période où les homes trainers remplacent le vélo en tant que tel et où certains se tournent vers d'autres sports pour garder son potentiel acquis de l'année précédente. Du coup certains sont moins forts que d'habitude, les jambes et les organismes souffrent plus. D'autres continuent malgré la fureur des éléments leurs entrainements cyclistes sur route et forêt, mais ils sont plus courts, les professionnels recommandent l'effort violent sur de petites distances par exemple en pratiquant justement de grosses bosses pour remplacer le kilométrage au long cours. C'est le meilleur garant pour garder sa forme et même pour être pas performant au retour des beaux jours.

 

Enfin c'est le prologue du Paris Nice professionnel donc les clubs doivent mettre la barre haut pour être dans l'optique de cette belle course du Paris-Nice où des professionnels comme Julian Alaphilippe portent les espoir de la France pour le Tour de France. Après les "dominations" américaines et anglaises, il serait super que le Tour de France retrouve des vainqueurs tricolores, cela commence à faire longtemps que ce n'est pas arrivé.

 

Tous cyclistes en Yvelines, derrière ce doux nom estampillé FFCT se cachait en fait cet autre nom qui aurait pu être "TOUS EN BOSSE DANS LES YVELINES"... Excellent travail de marketing de la part de la FFCT car certains auraient été dissuadés de venir casser leurs jambes au sortir de l'hiver sur ces bosses à répétition.

 

Mais ce fut une grande fête du cyclisme, car heureusement l'esprit sportif se situe au-delà des cimes des bosses, très haut, et tout le monde était heureux d'avoir pu courir ainsi dans le sillage des professionnels de notre sport. Les roues tournaient vite, les transmissions pétaient sous les watt fournis par chacune et chacun, et ils pourront dire "nous y étions", le cyclisme c'est aussi un esprit de fête et de surpassement de soi, tant pour les corps que pour les machines.

 

Quand le corps fait un avec la machine alors tout est possible quel que soit son âge et le cycliste ne roule plus, il vole littéralement sur la route.

 

Nos participants n'oublierons pas de si-tôt cette "randonnée" qui n'en avait de randonnée que le nom, en fait cette épreuve cycliste un peu hybride quelque part entre sport de loisir et sport professionnel, qui semblait avoir été faite pour rebooster les cyclistes après l'hibernation forcée (enfin par pour tous, nombreux sont les adhérents du club qui ont continués à rouler malgré des conditions hostiles) des cyclistes.

 

Seul petit bémol peut être la nuit qui tombait, en hiver la nuit tombe toujours trop tôt, sans éclairage avant, il est dangereux de rouler sur la route au retour sans être vu correctement des automobilistes et des autres collègues cyclistes.

 

Autre bémol pourquoi le fléchage n'était pas présent dans une section du parcours? Acte de malveillance?  Peut-être... par les temps qui courent ont essaie de dresser les automobilistes contre les cyclistes, à Paris l'exaspération est à son comble entre une Maire qui veut faire de Paris une ville de vélos et entre des automobilistes excédés par ces cyclos qui méprisent je cite "les gens qui travaillent"... Pourtant les cyclos travaillent également. Une randonnée qui bloque des automobilistes dans les bosses avec les cyclistes eux-même bloqués, c'est l'image même du casse tête urbain pour faire coexister les véhicules motorisés à quatre roues et les véhicules à force mécanique humaine à deux roues.

 

Espérons que dans le futur cela s'arrangera, car les conflits ne sont jamais bon et la paix et l'apaisement entre conducteurs auto et cyclistes ne peut être que productive pour tout le monde.

 

En attendant a l'année prochaine pour l'édition 2019 de cette randonnée toute en bosse, en espérant que la route sera mieux gérée par les organisateurs.

 

Jonathan